Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 18:03
CORSAIRES AU CONQUET SOUS LA REVOLUTION ET L'EMPIRE. (Sujet de ma contribution pour le salon "La mer en livres", au Conquet le 2 mai 2009 - JPC)


Généralités - définitions

Les erreurs ordinaires :

 

L’archiviste de la ville de Nantes De la Nicollière-Tejeiro, dans un livre sur la course et les corsaires, du port de Nantes, déplorait à la fin du XIXe, que même dans les ports de mer, on confonde les termes corsaires, pirates, flibustiers, forbans, voleurs, bandits, brigands. Chacun se représentait un équipage de corsaire comme composé du rebut des marins, formé de gens de sac et de corde, commandé par des chefs dignes en tout, de semblables sacripants.

 

C’est ainsi que parfois et à tort, un navire corsaire est représenté avec le pavillon à tête de mort flottant au grand-mât.

 

-Des chansons dites « de marins » reproduisent l’erreur, en proclamant qu’un « corsaire c’est toujours un pendu »

 

 La complainte du corsaire  par exemple, dont le refrain est :

 

Où es-tu camarade, où es-tu ?

En prison et le ciel par-dessus

Que fais-tu camarade que fais-tu ?

Un corsaire c’est toujours un pendu !

 

Ou bien Quinze Marins :

 

C’est Bill le second du corsaire

Le capitaine Flint en colère

Est revenu du royaume des morts

Pour hanter la cache au trésor

Tous nous finirons par danser la gigue

La corde au cou au quai des pendus

Toi John Forrest et toi John Merrick

Si près du gibet que j’en ai le cou tordu

 

 

 

Les conditions de la course :

Au contraire du pirate qui choisit ses proies à sa guise en temps de paix, comme en temps de guerre, et en garde tout le profit pour lui et ses complices, le corsaire exerce une activité, la course, extrêmement réglementée et surveillée, cadrée par la grande ordonnance de Colbert sur la Marine.

 

1/   Il faut être en temps de guerre : le corsaire ne peut s’attaquer qu’aux navires sous le pavillon d’un état qui est en conflit déclaré avec la France. Tout au plus, peut-il contrôler des  « neutres », susceptibles de transporter des marchandises prohibées, au profit d’un état ennemi.

 

2/  Il faut avoir une autorisation royale, (nationale ou d’empire) : c’est la Lettre de Marque)

 

3/ Ce sont des particuliers qui arment des bateaux pour courir contre les ennemis de la France. Les armateurs de navires corsaires sont des bourgeois ou négociants qui, investissant de fortes sommes d’argent, essaient de les rentabiliser au plus vite.

 

4/ Le navire a un rôle d’équipage en bonne et due forme. Les capitaines et marins sont issus des équipages de navires marchands inactifs pour cause de guerre. Le navire et ses marins doivent posséder les documents conformes aux règlements de la marine en général et de la course en particulier.

 

5/ Les capitaines et équipages ne sont pas des marins appointés par le gouvernement mais par l’armateur, selon un système de parts établi avant le départ en mer.

 

6/ Si des navires sont capturés :

     - ils seront conduits dans des ports français par des capitaines porteurs d’un document qui  les y autorise

    - la validation et la vente des prises sera faite selon la réglementation en cours

 

 

Au cours des quatre guerres du XVIIIe siècle, des Conquétois ont pratiqué la course.

 

Guerre de succession d’Espagne  1700-1714 

       -    Tanguy Ferret, la « Jeanne Volante »

 

Guerre de succession d’Autriche   1744-1748

-          Yves Le Hir, le « Victorieux »

-          Claude Briant, l’ « Inconstant »

 

Guerre de sept ans 1756-1763

-          Joseph Lamour, la « Sourie »

-          Hervé Morain, le « Capriolet »

 

Guerre de Sécession des Etats-Unis d’Amérique, 1778-1783

-          Le Hir-Quéréon, lougre le « Brillant »

-          Gigaud-Durocher, le « Lévrier »

 

Plan de l’exposé :

 

Pendant les guerres de la Révolution et de l’Empire : je vais aborder successivement :

 

•         - Des Conquétois sur des navires corsaires de Brest

 

•         - Armement de navires corsaires de divers ports au Conquet

 

•         - Armement de corsaires conquétois au Conquet (Joseph Labbé)

 

•         - Entrées de prises au Conquet, validations, ventes

 

•         - Les prisons anglaises (pontons)

 

•         - La fin de la course avec la chute de l’Empire

 

Des Conquétois sur des navires corsaires de Brest :

 

Des maîtres de barques et des marins conquétois embarquent sur des navires corsaires brestois

 Exemple, an V, an VI (1796-97) sur le : Lazare-Hoche » ex « Poisson Volant », lougre de 40 tx, à deux ponts et un gaillard, armé de 8 canons, puis de 18 canons de 4,  appartenant à Jean Larraut et fils de Brest :

Le capitaine est François Le Bozec, originaire de Paimpol mais résidant au Conquet, 40 ans, (12 parts), le second est Michel Provost,(10 parts), l’un des capitaines de prise est Hervé Morain*.  Jean René Querné de Penzer y est maître d’équipage. Un équipage qui totalise de 80 à 95 hommes.

 

Le Lazare-Hoche effectue cinq croisières, on lui connaît une dizaine de prises : Léonard, Marie (capitaine de prise, Morain), Senora dona ChanasPeggy ou Sally (capitaine de prise, Morain), Favorite, Ohio, La Catherine, LExperiment.

François Marie Joseph Provost aussi du Conquet est embarqué sur ce lougre comme capitaine de prise en thermidor an V

 

Dernière campagne : prises Kingston et Helene :


cor-lougre-ozanne.jpg 


Un lougre, dessin d'Ozanne. Bateau rapide, adapté à la "course"  pour poursuivre ses proies, ou pour fuir un ennemi menaçant.























L’armateur Larraut doit être satisfait des succès de son lougre et de son état-major, puisque associé à Degray, il confie à François Le Bozec et à son second Michel Provost le Faune, un beau navire de 400 tx, sans doute un brick, avec un équipage de 170 hommes. Le Faune fera au moins deux prises : Elizabeth et Happy Return.

cor-brick-baugean.jpg

Brick de guerre, dessin de Baugean


















Je peux signaler aussi qu'en l'an VI,  Noël Le Verge (34 ans) du Conquet est second sur le Sans-Souci, corsaire de Brest, 18 tonneaux, armé de 4 pierriers et d'un obusier, appartenant à la citoyenne Bertrand-Keranguen et consorts, commandé par A. Charles Daniel de Port Liberté, le 1er lieutenant est un autre conquétois, Jean Marie Morain*. L'équipage total est de 34 hommes. L'année suivante Jean Marie Morain est sur le "cutter" La Vengeance.

*Le nom de famille Morain au Conquet s'écrit aussi bien Morin.

 


Armement de corsaires de divers ports au Conquet :
 

 

L’intérêt pratique du Conquet pour y faire l’armement d’un navire en temps de guerre n’est pas évident, sauf à être plus proche de la haute mer que le port de Brest, réduit alors aux rives de la Penfeld, et très encombré par les armées navales.

carte-ct--17e.jpg

Entre cette carte dressée par Lallement au XVIIe, et Le Conquet du début XIXe rien n'a changé dans le port.

Le Conquet ne dispose pas alors de quai ou de cales, les navires qui remontent dans l’aber jusqu’au Croaé et à Poulconq, y sont à sec à l’échouage. Au Croaé, ils peuvent bénéficier de l’aide des charpentiers du chantier naval. Pour les documents administratifs, marine et douanes y ont leurs bureaux, dont les personnels sont alors réputés moins regardants que leurs hiérarchies brestoises.

 cor-port-ct-musee-mrlx.jpg

Petit tableau du musée de Morlaix, un chasse-marée au mouillage devant le Drellac'h. L'équipage est sous la "tente". Sur rade un brick-goélette appareille.
(Anonyme, probablement début XIXe).






On note au hasard des documents, quelques uns de ces corsaires de passage pour les travaux nécessaires avant la sortie à la mer et les formalités administratives

 

•         Cotre Neptune, de Brest, 4 messidor an V, 95 tonneaux, 14 canons, armateur le citoyen Grenouillau, capitaine JJ Travers de Cherbourg domicilié à Brest.

 

•         Le Bouillon, de Port-Malo, 29 germinal an V, 40 tonneaux

 

•         L’Arlequin, de Brest, 28 germinal an VIII, 20 tonneaux vient terminer son armement au Conquet. Il est possible que ce navire soit le corsaire anglais Arlequin, échoué avec bris sur Trielen dans la nuit du 25 au 26 prairial an VI, déséchoué par des bateaux de l'île, puis ramené au Conquet à la rame par Nicolas Féas et un équipage molénais. La garnison de l'île ayant fait 7 prisonniers anglais, conduits sous escorte au Conquet. L'Arlequin a été béquillé et échoué au Croaé pour réparations puis préhendé par la Marine.

 

•         Le Vautour, cotre, armateur Pesron fils de Brest,  12 ventôse an VIII, 30 tonneaux. Son artillerie se compose de  2 canons, 2 obusiers, 4 espingoles, 45 fusils, 18 pistolets, 20 sabres, 11 coutelas, le capitaine en est  Jean Marie Marchand de Brest

 

•         Le Petit Pirate, armateur Cooper de Morlaix En nivôse an 9, Jean Marie Lamour, du Conquet, lieutenant à bord, s’occupe des préparatifs.  Le capitaine étant Anselme Septan de Brest.  On sait que le corsaire a pris l’Apollon et qu’il a été attaqué avec sa prise, devant Paimpol, par 6 péniches anglaises le 14 germinal an 9. Un nommé Thiébot a été tué dans l’engagement. Le Petit Pirate s'en sort et rentre à Paimpol le 22 germinal. Le corsaire aurait précédemment pris aux Anglais l' Elizabeth O'hara.

 cor-chasse-maree-dict-willaumez.jpg


Chasse-Marée, dictionnaire de Willaumez
















•         Le 6 frimaire an XI un courrier du maire mentionne le Messager :

Le préfet a consenti  que le sieur Pesron fasse au Conquet l’armement de son corsaire  le  Messager, chasse-marée de Brest, artillerie :  6 canons de 4,  équipage 40 hommes. Valeur présumée du bâtiment armé 40 000 francs.

 

-1ère caution* Joseph Marie Provost (3 700 francs)

-Lettre de marque 649

-6 lettres de conducteurs de prises

-6 traites de rançons avec un exemplaire de l’arrêté du 2 prairial an II sur les armements

 en course.

 

Une note sur un document précise : navire à surveiller, a déjà eu des problèmes (sans détails)

 

Le Messager a été pris sur rade de Ouessant pendant la nuit du 28 au 29 thermidor an XI par 5 péniches** anglaises, le capitaine Jean Baptiste Mauvoisin de Rochefort étant

à terre.


*La caution est une "provision de garantie" pour le cas où le capitaine d'un navire corsaire s'empare d'un navire non validé par le conseil des prises. La caution sert à dédommager l'armateur du navire capturé à tort,  des ennuis qui lui ont été causés et des avaries que son bateau a pu subir.

 

 

** Péniches : grands canots à voiles et à rames, de 30 pieds (10 mètres) environ, garnis de petite artillerie, transportés par les vaisseaux, et mis à l’eau pour exécuter en groupe, des raids contre des navires ennemis de moindre force.


cor-lpeniche-morel-fatio-copie-1.jpg
 "Péniche", dessin de Morel-Fatio
















On a aussi donné ce nom à de plus grands canots marchant à la voile et à la rame
, de 50 pieds (16-17 mètres) environ, construits pour le camp de Boulogne-sur-Mer quand Napoléon voulait faire traverser le Pas-de-Calais à son armée, pour envahir l’Angleterre. Lorsqu’il en a abandonné l’idée, ces embarcations ont  reçu d’autres affectations sur les côtes de France: navires de servitude pour la Marine, pour l’Inscription Maritime ou pour la Douane, mais aussi navires corsaires côtiers.



Armement de corsaires conquetois au Conquet : 

 

C’est essentiellement le fait de Joseph Marie Labbé, fils aîné du  sous-commissaire de la Marine au Conquet, Bénigne Félicité Labbé de Blanchard, portant le titre de chevalier sous l'ancien régime.

 

Joseph Labbé est commis de la Marine à Brest, mais souvent en mission autour du Conquet et dans les îles d'Ouessant et Molène où il accompagne comme greffier La Fosse,  sous-commissaire de la Marine à Brest.

1808-1809, il abandonne l’administration pour devenir négociant à Brest, armateur de corsaires.

 

Il commence par acquérir une petite goélette,  Les Deux Amis,  25 tonneaux, 2 canons, armée le 31 mars 1809. Il lui trouve un capitaine, l'enseigne de vaisseau Senard de Dieppe. Les affaires commencent assez bien. Le 3 avril, le corsaire fait une prise, le sloup anglais Ann qui allait de San Miguel des Açores vers Londres avec des citrons et des oranges. Envoyée seule vers Le Conquet, la prise a été reprise avec son équipage de prise ! Le capitaine anglais et deux de ses marins, gardés prisonniers sur la goélette ont été débarqués au Conquet et conduits à Brest.

A son deuxième voyage ... Sorti du Conquet le 10 avril 1809, le corsaire Les Deux amis s’est perdu corps et biens vers Sein avec ses 35 hommes d’équipage dans la nuit du 13 au 14 avril. On pourrait penser notre armateur découragé, mais non. Labbé retrouve des financements et  persiste avec un petit lougre : le Molénais, lettre de marque N°1119,    28 hommes d'équipage, 6 canons d’une livre de balle, la caution est fournie par madame Abeillé de Brest, (née Boussé).

 

Perte de la chaloupe du Molénais.

Le 4 juin 1811, il fut aperçu de Molène une galiote marchande ennemie d’environ 100 tonneaux. Le sieur Keringant (29 ans) capitaine du Molénais ayant son lougre à sec, s’embarqua à 11 hommes dans une péniche « ex anglaise » que son armateur lui avait donnée pour s’en servir dans les cas imprévus. A 8 ¼  du matin  les guetteurs d’Ouessant perdirent la chaloupe de vue dans le sud-sud-est, à ½ lieue du navire chassé. 

On apprit plus tard que, s’étant emparée de la galiote, à six heures du soir,  la chaloupe a été capturée à son tour par une corvette anglaise à 2 lieues de l’île de Batz. Rapport signé Labbé père, sous-commissaire de la Marine au Conquet

 

La péniche ex-anglaise dont il est question :

Le 9 septembre 1810, 7 péniches et canots anglais détachés d’un vaisseau en croisière attaquent et enlèvent au mouillage dans la baie de Yusin à Ouessant, une prise espagnole du corsaire San Josefo de Saint-Malo. Le combat soutenu entre les Anglais et les batteries côtières dure 3 h ½ . 2 péniches et 3 prisonniers sont capturés.

Les embarcations préhendées par la Marine sont mise en vente :

Une péniche à clins de 30 pieds et un canot sur franc-bord de 30 pieds

Les deux toutes équipées sont achetées par Joseph Labbé. C'est la péniche qui a servi de chaloupe au Molénais

cor-peniche-2.jpg







Péniche armée, dictionnaire de Willaumez.

















Prise du Molénais

 Le Molénais devenu l’Anacharsis en novembre 1811, lettre de marque 1363. parti en croisière le 27 février  a été  présumé pris. (Le nom du bateau est tiré d'un ouvrage très prisé au XVIIIe siècle :  "Voyage d’aventures en Grèce du jeune Anacharsis par l’abbé Barthélémy". )
Semble-t-il le bateau a été récupéré par son armateur plus tard. Un document nous le signale réarmé à Cherbourg en janvier 1813, par Labbé, première caution François Marie Jacolot, négociant à Brest. Artillerie 6 canons de 3 livres. Mais la "poisse" s'acharne sur notre armateur car l'nacharsis, avec ses 18 hommes d'équipage a péri sur les côtes de Cherbourg. (Dossier Q87. Récapitulation du 1er janvier 1814))

 cor--peniche-dessin-2.jpg
















Capture de l'Olympe, disparition de Joseph Labbé.

Labbé avait depuis quelques temps un autre navire corsaire : l’Olympe, péniche armée le 8 avril 1811, A son tour l’Olympe est prise le 22 avril 1813, avec à bord l’armateur et la caution (!). Joseph Marie Labbé disparaît dans cette affaire, son frère Bienaimé Labbé prend sa succession comme négociant et arme à la course le canot Félicité.

Un document  contredit la prise de l'Olympe, affirmant que c'est la chaloupe de ce bateau qui a été enlevée par les Anglais alors qu'elle allait arraisonner une prise et que l'Olympe est depuis désarmée dans le port du Conquet.
Une certitude est que Joseph Labbé a dû périr dans l'affaire.

On trouvera dans le chapitre suivant, des mentions d'actions des corsaires précédemment cités.


Entrées de prises au Conquet, validations, ventes, faits divers.


21 pluviose an VIII, (février 1800), vente de prise :

Une prise anglaise le Cadwell faite par le corsaire l’Ariège  de Bordeaux est vendue ce jour au Conquet, aux enchères, ainsi que sa cargaison.

 L’armateur  (Justin Delplat) de l’Ariège ne s’est pas déplacé, son correspondant à Brest Guilhem aîné, a chargé Pierre Créac’h, juge de paix du Conquet, d’agir au mieux pour les intérêts du Bordelais.

La vente se déroule sous le contrôle de Félicité Labbé, sous-commissaire de la Marine et de Louis Restout, receveur des Douanes.

La cargaison du bateau se compose pour tout ou partie de 600 quintaux de froment très avarié, on pourrait penser qu’elle n’a pas trouvé preneur. Mais si, les enchères se sont faites et le dernier enchérisseur a été le citoyen René Marin, demeurant sur la commune de Lambézellec au lieu-dit L’Harteloire.

 Le dit Marin a dû déclarer qu’il n’emploierait pas ces grains pour l’alimentation humaine, ni même animale.

 Alors quelle était la profession de René Marin ?  Fabricant de poudre d’amidon, pour lui c’était sans doute une bonne affaire.

 

 

2 Ventôse an IX, des Molénais s’emparent de la Laborieuse, goélette de Saint-Servan prise par les Anglais, qui s’est égarée dans l’archipel de Molène. Ils la rentrent au Conquet coulant bas.

(Long récit plein de détails, j’y reviendrai éventuellement).

 

 8 fructidor an IX, Leicester, brigantin de Hull, pris par la garnison d’Ouessant après une vive fusillade. Ramené à l’échouage au Croaé. Déchargé, réparé, vendu aux enchères. (Long récit plein de détails, j’y reviendrai éventuellement)


cor--esping.jpg

De 1806 à 1814 : La série 2Q aux archives de la Marine à Brest,  très riche en documents concernant les corsaires et les prises, les correspondances de la mairie du Conquet avec le commissaire général de la police à Brest, et divers documents piochés aux Archives Nationales m'ont permis dans les années 1975-80 de constituer un dossier conséquent sur les activités conquétoises liées à la "course".
 
L'énumération qui suit n'est qu'un résumé.
 

 

•Là où les prises atterrissent, si elles ne sont plus aptes à naviguer, les épaves sont vendues. Sinon elles sont convoyées au port le plus proche.
Le décret impérial du 22 nivôse an XIII précise l'ordre d'intervention des fonctionnaires de l'Etat.à bord des prises. Le représentant de la police générale, (le maire pour Le Conquet), doit être le premier à bord, suivent les employés des Douanes et ceux de la Marine.
•La publication de la vente se fait par affichage.
•Administrations, vendeurs et acheteurs se déplacent, ou pour ces deux dernières catégories se font représenter.
• Les enchères se déroulent selon la réglementation en vigueur.
•Les capteurs et/ou les sauveteurs sont rémunérés selon des critères compliqués, (après des enquêtes parfois très longues).


4 mars 1806: Entrée au Conquet du Storck, navire marchand anglais, chargé de sel, de fruits, et d'un millier de peaux de boeufs, capturé par le corsaire malouin La Charlotte.

 

3 juillet 1806: Reprise de l'Alexandre,  brick français chargé de sel et d'ardoises. capturé par les Anglais et égaré dans le sud de Beniguet, par le canot la Clémence, monté par le Bienaimé Labbé, Noël Mazé-Launay inspecteur des signaux et quatre employés des douanes.  Navire ramené au Conquet.

 

10/12 décembre 1806 : Arraisonnement de La Défiance, navire américain, par la péniche de l'Inscription Maritime du Conquet, commandée par Labbé fils.

 

3 décembre 1807: arrivée au Conquet de la Peggy, trois-mâts anglais de 500 tonneaux, pris par le corsaire malouin Le Spéculateur

Vol de toiles à bord de la prise la Peggy en avril 1808. Lettre à propos de 3 personnes dont un préposé des douanes, soupçonnées d’un vol de toiles à voiles provenant de la prise anglaise la Peggy, laquelle toile a été trouvée dans un magasin sur le port.

 

 

21 février 1808: entrée au Conquet du The George, navire américain de 103 tonneaux repris par le corsaire malouin Le Spéculateur sur la frégate anglaise la Pomone. Chargement de salaisons, beurres, farines, merrains.

 

3 octobre 1808: reprise sur les Anglais de la Marie-Françoise, brick français, par le lougre de l'Etat, Le Vautour armé par les marins de la 4e division garde-côtes stationnée au Conquet et par les marins de la péniche  Telenir .

 

24  décembre 1808: entrée au Conquet du brick anglais Diana, chargé de beurre et d'avoine,  capturé à l'abordage par trois bateaux de pêche de Molène. La vente de la cargaison attire beaucoup d'acheteurs de Brest et de Morlaix en particulier. C'est Pitot, le maire du Conquet qui achète aux enchères du 13 mai 1809, le corps du bateau.

 

23 mai 1809, entrée au Conquet de La Félicité, chasse-marée français repris sur les Anglais par cinq bateaux de pêche, l'Espérance patron Julien Couillandre, la Marie-Sophie, patron François Kerberennes, la Marie-Laurence, patron René Cariou, le Bienfaisant patron François Coquet,  de Molène et la Marie-louise, patron Louis Stéphan d'Ouessant.

 

7 novembre 1809, entrée au Conquet du Boston de Jersey, pris par le corsaire La Confiance de Saint-Malo. Prise vendue au Conquet le 3 janvier 1810.

8 novembre 1809, Pitot, maire du Conquet, quasi impotent, écrit ou dicte cette lettre pour le  commissaire général de police Chépy à Brest :

J’eus hier l’honneur de vous rendre compte qu’il était entré une prise au Conquet. Je vous annonce qu’après la visite de la police, il résulte qu’on a trouvé parmi les papiers de bord et sur les deux prisonniers anglais qui se trouvaient sur cette prise, neuf pièces que je vous fais passer. L’équipage était en bonne santé, ainsi il n’a pas tardé à communiquer avec la terre. Je vais vous faire l’analyse des renseignements que j’ai cueillis à l’égard de cette prise et concernant les deux prisonniers. Le premier se nomme Jean Asplet, étant interrogé et parlant français, a répondu que le navire se nomme le Boston de Jersey, appartenant à messieurs Javray, oncle et neveu, de la dite île, commandé par Jean Le Greley. Que le navire a été chargé à Majorque par Francisce Mory à la destination de Jersey pour le compte des dits propriétaires et qu’il naviguait sous pavillon anglais, ayant cependant de fausses expéditions américaines, que le chargement consiste en 65 pièces de vin rouge, 35 pièces d’huile d’olive et 20 barriques de vin blanc. Qu’ils ont été pris le 1er de ce mois par le corsaire La Confiance de Saint-Malo, capitaine Brue ou Bruc de Brest. L’autre prisonnier qui se nomme Thomas Blancpied, âgé de 21 ans, de Jersey, a fait en français les mêmes réponses que le précédent. Ils doivent être conduits demain à Brest.

Il se trouve sur cette prise le Boston, Jan Sundholen, âgé de 68 ans, de la Finlande suédoise, provenant du dit corsaire. Je crois devoir le laisser rejoindre son bateau.

 

Le Boston 80 tonneaux, équipage 5, pris le 1er novembre, entré au Conquet le 7 novembre 1809. Vente au Conquet le 3 janvier 1810.


 cor--goelette-dict.jpg
 

Goélette armée en guerre (percée pour 8 canons)

Dictionnaire de Marine.















 

24 novembre 1809, entrée au Conquet de l'Endeavour, chargé d'huile et de morues, prise du brick corsaire malouin Général Pérignon,

 

31 décembre 1809, prise par l'Epervier péniche de l'Etat, assistée du Telenir et du corsaire la Dorade, du brick anglais Persévérance, vendu au Conquet en mai 1810. L'artillerie de la Dorade, armateur Chauchard de Brest,  capitaine Julien Olliveau se compose d'une caronade de 3, 6 espingoles, 12 fusils et 20 pistolets. L'équipage est de 15 hommes. L'Epervier, commandé par l'aspirant de 2e classe La Teste a un équipage de 29 hommes, et pour artillerie, une caronade en bronze de 12, 6 espingoles en cuivre, nouveau modèle et 16 mousquetons.

 

12 janvier 1810, prise par l'Epervier et le corsaire de Brest la Dorade du brick anglais The Jane, vendu au Conquet en mai 1810. L'Epervier et la Dorade sont dit "analogues". La Persévérance et The Jane transportaient du vin de Malaga et de Porto. Après la vente publique, les 8 et 9 mai, il reste encore dans l'entrepôt des douanes au Conquet 200 pièces de vin de Porto.
 

14 janvier 1810, entrée au Conquet du Juno, brick anglais pris par les frégates de l'Etat, La Renommée et la Clorinde. Le Juno venait de Mogador avec 40 000 peaux de boucs et de chèvres. Après 15 jours de quarantaine sur rade, l'officier de santé constate que 517 peaux sont totalement avariées et puantes, il les fait jeter à la mer par mesure de sûreté.
 De la vente, après le paiement des différents droits, 1/3 du bénéfice 16 000 francs va aux états-majors des frégates, 2/3 aux équipages 32 000 francs.

 

28 septembre 1810, entrée au Conquet du Jeune Charles, galiote russe prise par le corsaire Le Téméraire. On ne sait pas si la prise est validée.


Le Téméraire était déjà venu au Conqiuet : 

Deux Espagnols ou Portugais, embarqués à Brest sur le corsaire le Téméraire en relâche au Conquet ont déserté à 10 heures (nuit du 11 au 12 juin 1810), en enlevant le canot du bord.

   

19 juin 1810, reprise du chasse-marée espagnol Saint François d'Assise par le corsaire la Dorade, capitaine Olliveau, sur le corsaire anglais The Pheasant. Contestation par la Biscayenne, armement Robert Surcouf.

cor-combat-baug-gri.jpg
Combat de corsaires, lougre français à droite contre cotre (cutter)anglais à gauche, dessin de Baugean













27 juillet 1810, trois négociants de Nantes réarment au Conquet leur corsaire le Loup-Garou, brick de 136 tonneaux, armé de 10 canons et de 4 caronnades de 12. Capitaine Charles Laurent de Saintes, équipage 89 hommes. Le 28 octobre, le Loup-Garou est pris après un combat contre une corvette anglaise. Deux hommes au moins ont été tués.


1er octobre 1810, prise du Palafox, brick marchand anglais par la péniche de l'Etat l'Hirondelle et le corsaire la Dorade. Le Palafox avait chargé à Lisbonne des moutons mérinos, des raisins verts et des citrons. La prise a été remorquée à Brest.

 

29 octobre 1810, entrée au Conquet du Lord Collingwood, brick anglais (lettre de marque) pris à l'abordage par le corsaire malouin Le Furet.  (Dans un courrier en 1811, le commissaire de police à Brest s’inquiète de la présence à bord du Furet de Laurent Pallier, forçat libéré).


13 février 1811, le brick anglais Orionchargé de bois du Canada,  abandonné par son équipage dans l'archipel de Molène est ramené à l'île par la Dorade et le MolénaisLa chaloupe Télénir amène à Molène pour les constatations d'usage, le citoyen La Fosse, commissaire de Marine à Brest, Bienaimé Yves Marie Labbé, préposé à l'Inscription Maritime, faisant pour son pére Bénigne Félicité Labbé, sous-commissaire de la Marine. Labbé est accompagné du sieur Le Guerrannic employé aux écritures extraordinaires des bris et naufrages, et de Benjamin Constant, sous-lieutenant des Douanes. Pour identifier le navire on a fait appel à Noël Mazé-Launay et pour évaluer les bois, à Jean Mazé constructeur patenté au Conquet.
 

18 décembre 1811: prise du Pensamento Ligerio, navire portugais fortement armé, par l'Olympe et la Dorade.

 

1er juin 1812 : prise dans le sud-sud-ouest de Molène, après combat de l'Antelope, brick anglais par le Telenir, et la chaloupe de la Dorade.  La chasse des corsaires a duré plus de six heures, Vente du navire au Conquet le 11 août. Les marins du Télénir ont tiré sur le brick de nombreux coups de fusils, le capitaine de l'Antelope, ayant un homme blessé et les voiles de son navire criblées de trous, s'est rendu.
L'Antelope allait de Liverpool sur Gibraltar avec des futailles de bière Porter, de la bière blanche dite Ale, du sucre, du rhum, du café, de la couperose, du jambon, du lard, des salaisons, des pots de confiture et des caisses de fer blanc. (Vente aux enchères au Conquet le 12 août).

Vols au détriment de prisonniers anglais

 

Les marins de la prise Antelope, transférés à Pontaniou sont interrogés :

Le capitaine de l’Antelope se plaint le 8 juin 1812 que sa malle a été enfoncée et pillée par les marins capteurs (péniche de l’Etat Telenir et chaloupe du corsaire la Dorade.)

Le second-capitaine dit qu’il a été trompé par le langage du maître de l’auberge dans laquelle il a été logé. Cet homme lui a fait le récit du danger qu’il courait en conservant ses effets qui devraient comme marchandises anglaises être brûlés et l’a pressé de les lui vendre, ce qu’il a fait au prix modique de 28 francs alors qu’ils en valaient au moins 600.

Le maître d’équipage lui aussi a été trompé à l’auberge, le tenancier lui a donné 66 francs de ses effets qui en valaient 300.

Les Anglais seront ensuite transférés au camp de prisonniers d’Epinal.


 

10 juillet 1812 : reprise sur le corsaire Le Vautour de Jersey du chasse-marée français Bienheureux, chargé de sel, par la péniche de l'Etat l'Epave, détachée de la canonnière Nr192 en station au Conquet. Vente au Conquet janvier 1813.

 

8 novembre 1812, reprise sur la corvette anglaise Martial du chasse-marée de Lorient Providence par le corsaire péniche l'Olympe.  Courrier du maire du Conquet : 11 novembre 1812, j’ai l’honneur de vous annoncer qu’il est entré hier soir dans ce port le chasse-marée la Providence de Lorient, du port de 68 tonneaux, appartenant au sieur Jouchien Rolland, capitaine, venant de Bordeaux avec un chargement d’eau de vie pour Lorient et Hennebont. Il avait été capturé le 8 novembre à 10 heures du matin par la corvette anglaise le Martial, armée de 14 pièces de canons de 24, et qui l’a ensuite expédié pour l’Angleterre sous la conduite d’un lieutenant de vaisseau  avec 5 hommes d’équipage et un marin de Hambourg, ce dernier provenant d’une prise américaine.

Le corsaire péniche l’Olympe du Conquet en croisière vers l’île de Sein, a repris hier le chasse-marée à la distance de deux myriamètres dans le sud de l’île, à 2h ½ de l’après-midi.

Vous trouverez ci-joint la liste des dits prisonniers et je vous prie de les faire interroger à Brest attendu qu’il n’y a point d’interprète au Conquet.

  
cor--vente-affiche-2.jpg


 

15 novembre 1812, prise du brick espagnol Sancta Anna par la Dorade. Chassé dans le sud-ouest de Molène, le brick s'est rendu après avoir essuyé quelques coups de fusils. La prise chargée de citrons et de vins de Malaga a été conduite à Brest.

 

3 janvier 1813, reprise du chasse-marée Marie Sulina sur la corvette anglaise l'Arrow par l'Olympe. La Marie-Sulina, chargée de vin et d'eau de vie a été conduite à Brest.


26 février 1813, prise de la goélette anglaise Lord Nelson, allant de Teneriffe à Londres avec des vins et des "mousses de mer" (éponges?) par la Dorade et le Marsouin. La prise a été conduite à Laberildut.

 

26 janvier 1813: reprise sur les Anglais du Bon Secours de Sarzeau, chargé de vin de Bordeaux,  par la Dorade et le Marsouin.

 
2 mars 1813, l'épave du navire anglais The Samuel,  entièrement démâté, errant dans le chenal du Four est pris en remorque au travers de Saint-Mathieu  par le Télénir et la chaloupe de la canonnière 97.
La Fosse, accompagné de Le Guerrannic, greffier et de Lorin, receveur des Douanes est allé à bord du The Samuel amené à l'échouage au Conquet, inspecter la cargaison composée de liège et de vin de Porto.

 

 

7 avril 1813: reprise du Pax chargé de sel, sur une corvette anglaise, par l'Olympe

 

19 décembre 1813: prise de l'Aventure près de Sein par la Décidée, corsaire du Conquet et  4 bateaux de Sein.

 

3 janvier 1814 : capture du trois-mâts anglais Chard  par divers bateaux et canots du Conquet et de Molène.  Le Chard transportait du sucre, du café, du rhum et de la térébenthine, à destination de Bristol.
Lucifer, Théophile, Petite Dorade, Marsouin, Actif, Deux Fanny et Félicité appareillent de Molène. Le Théophile et l'Actif arrivés premiers sont capteurs, le Marsouin participe au remorquage. Le Lucifer coule en abordant la prise déjà arraisonnée. Contestation quant au rôle joué par le canot Félicité. En raison du mauvais temps, le trois-mâts a été convoyé en baie de Dinan (presqu'île de Crozon)


 cor--canonniere-dessin.jpg

 

19 janvier 1814, prise par la garnison d'Ouessant du Mars, brick anglais conduit et vendu au Conquet le 15 avril. Le brick, neuf et fin voilier doublé en cuivre, rafalé par le mauvais temps sous les canons de l'île s'est rendu. Paul Malgorn et 11 hommes ont ramené le bateau au Conquet. Aidé par la canonnière 97, le Mars a été mis en sécurité dans le port puis vendu  le 15 avril 1814.  Chauchard, négociant à Brest l'a emporté aux enchères pour 22 000 francs.

 

 

 

Prisonniers en Angleterre

 cor--ponton-cooke-copie-1.jpg


Ponton-prison anglais, dessin de Cooke




















An VII, dans un courrier à propos d’échange de prisonniers, les Conquétois : Yves Le Verge, officier, capitaine de prise à bord du corsaire Le Hardi de Port-Launay, et Noël Sévère, sont prisonniers depuis 5 ans ½ .
Le Verge est sur le vaisseau anglais Le Héros à Chatam, près de Londres. Sévère est dans une prison près de Bristol.

De nombreux documents et ouvrages décrivent les conditions de vie épouvantables, infligées par les Anglais à leurs prisonniers français et particulièrement dans les "pontons", coques de vieux navires démâtés, mouillées dans les estuaires, je n'y reviendrai pas ici.
D'autres Conquétois ont aussi été en captivité en Angleterre, c'est le cas de Guillaume Le Bourc'h, époux de Françoise Créac'h. Après avoir été second en l'an VI sur le corsaire  Lazare-Hoche, Le Bourc'h, capitaine au long-cours a pris le  commandement de la Marie-Françoise, brick frété par le gouvernement pour aller à Pondichéry. Le navire appartenait alors à un Conquétois, Créac'h père et à Riou-Kerhallet de Brest. Le 8 septembre 1803, la Marie-Françoise a été prise par les Anglais. Le Bourc'h est resté 8 ans en prison en Angleterre jusqu'au jour où, renvoyé sur parole d'honneur de ne pas prendre les armes contre l'Angleterre, il a débarqué à Morlaix le 15 février 1811 du parlementaire anglais Morning Post, échangé contre un prisonnier anglais (certificat signé Décrès du 29 juillet suivant).

Un document mentionne aussi un certain Petton du Conquet, qui était sur la Marie-Françoise, et qui est toujours prisonnier en Angleterre.


La fin de la course

Avec la chute de l'Empire la "Course" se termine. Le 19 avril 1814, le préfet maritime de Brest l'interdit dans sa zone de compétence.
 

• •La « course » a été  définitivement supprimée en France sous le Second Empire en 1856, après la guerre de Crimée.



                                                     JPC/ mai 2009.


                                                                                                

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

jacqueline lamand 29/06/2010 10:34


bouteille à la mer cherche possibilité de retrouver échange d'un sous lieutenant prisonnier à kelso ecosse pontons !!en 1809 contre trois ou deux marins anglais


Pierre-Yves Decosse 28/05/2009 10:43

Félicitations pour votre blog.

Le partage, sur votre blog, du fruit de vos années de recherches est très enrichissant. Passionné d'histoire maritime locale, mes recherches se portent principalement sur l'histoire maritime l'ile de Batz du XVIII à la première moitié du XX.
Co président de l'association Ar Jentilez armant un flambart goémonier du Trégor, je m'intéresse également à tous les aspects de l'histoire maritime de Bretagne nord. Ancien de l'école de mer du Trégor j'ai particulièrement apprécié votre article sur les Loguiviens au Conquet.
La mise en réseau des chercheurs en histoire locale peut être très enrichissante pour le partage d'informations ou de méthodes, voici un lien sur le modeste blog de notre association comprenant en plus de la vie de l'asso des messages d'histoire locale http://arjentilez.canalblog.com/

Encore bravo, cordialement

Présentation

  • : Le blog de jean.pierre-clochon@wanadoo.fr
  • Le blog de jean.pierre-clochon@wanadoo.fr
  • : Sujet : histoire locale du Conquet et histoire maritime d'un point de vue plus général. Mise en ligne de mes dossiers constitués à partir de recherches dans toutes sortes de documents et d'archives depuis 1970. Je demande seulement qu'en cas d'utilisation de tout ou partie d'un dossier, la source en soit citée, et que pour une utilisation commerciale j'en sois informé. JPC
  • Contact

Recherche