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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 17:49


Jean Causeur, né sous Louis XIII ou Louis XIV, a vécu sous Louis XV, est mort sous Louis XVI :

 

 

L'histoire de Jean Causeur commence par son acte de décès :


BMS de Notre-Dame des Grâces à Saint-Mathieu, année 1774, folio 1, acte 1. « L'an mil sept cent soixante quatorze, le trente avril est mort au bourg de Saint-Mathieu, Jean Causeur, époux de défunte Louise Alcouët, âgé d'environ cent trente ans selon le bruit commun et les époques, dont le corps a été le lendemain inhumé par le ministère du dit recteur en présence de ses enfants, de Philippe Lisop son petit-fils, d'Yves Le Bras son arrière petit fils et de plusieurs autres, et ont signé ceux qui le savent faire.

Marie-Jeanne   Causeur,   Philippe   Lisop,   Yves   Le   Bras,   Marie-Catherine   Monté, François le Bras.        Le Morel, recteur de Saint-Mathieu »

 

Né à Ploumoguer, il y a vécu, mais aussi à Brest

 

Jean Causeur étant réputé né à Ploumoguer en 1645, village de Lanfeust, fils de Sébastien

Causeur et Mageleine Lhuel, j'ai comme d'autres avant moi, cherché dans les BMS de cette

paroisse sans rien trouver concernant sa naissance dans les années bordant cette date.

 

Il existe bien en 1639 un Jan Causeur fils de Houarn Causeur et de Isabelle Thomas et un

autre en 1645 fils de Robert Causeur et de Margueritte Gall, mais aucun rapport avec notre

homme.

 

On le voit apparaître de façon significative dans les publications de mariage à Ploumoguer :

 

Jean Causeur, fils de Sébastien et de Magdeleine Lhuel, va  épouser Marie Le Hir, fille de

Vincent et de Magdeleine Bernard

-premier ban le 19 mars 1690

-deuxième ban le 26 mars 1690

-troisième ban le 1er dimanche d'avril 1690

Le mariage à été célébré sans doute à Brest, car Jean Causeur y réside.

 

Selon l'amiral Thévenard : le mariage a été célébré à ND de Recouvrance. La jeune Marie Le Hir  décède bientôt, Causeur revient à Ploumoguer prendre une seconde épouse.

- Ce jour, dix-neuvième d'octobre mil six cent quatre-vingt douze, après les fiançailles et les publications des bans faites, savoir les jours des dimanches vingt et unième, vingt huitième septembre et cinq octobre de l’an ci-dessus, du futur mariage entre Jean Causeur, veuf Marie Le Hir, demeurant à présent à Brest, âgé d'environ trente ans, et Louise, fille d'Yves Halscouet et de Marie Le Millour de Ploumoguer, âgée de vingt-huit ans et ne s'étant trouvé aucun empêchement, le soussignant prêtre les a éprouvés et leur a donné la bénédiction nuptiale à la Sainte Messe, selon la forme présentée par notre Sainte Mère l'Eglise, en présence de Jacques Le Drèvès, Jacques Lhuel, Guillaume Bizien, les trois derniers ont déclaré ne savoir signer.

Signatures de Yvon Le Dreves, Yves Laudren, prêtre.

 

Le ménage Causeur - Halscouet vit à Brest. A cette époque Jean Causeur serait « ouvrier perceur au port de Brest ». Tous les hommes valides des campagnes autour de Brest étaient sollicités pour travailler sur les chantiers de construction des vaisseaux,  hors les périodes de semailles ou de récoltes. Cela leur faisait un appoint financier non négligeable.

 

Enfants du coupe Causeur-Halscouët :

-Marie-Anne, née le 9 septembre 1693 à Lanfeust, parrain Guillaume ? , marraine Marie-Anne Bizien

-Perrine, née le 24 août 1695, aurait vécu à Brest

-Guillaume, né le 21 mars 1698 au village de Lanfeust en Ploumoguer, aurait vécu à Brest et

aurait fait souche.

-Jean, né le 6 octobre 1700 à Lanfeust, parrain Jean Kervarc'h, marraine Marie-Françoise

Bizien

-Marie, née le 30 mars 1703 à Lanfeust, parrain Pierre Guillou, Ploumoguer, marraine Marie

Lannuzel, Lanfeust, sœur du Tiers-Ordre, décédée à 82 ans à Penzer.

-Françoise, née en 1705, épouse de Guillaume Prigent, décédé à Penzer à 84ans.

-Marie-Jeanne, voir ci-dessous :

 

On dit que Jean Causeur revenu à Lanfeust aurait été « boucher », je n'ai rien trouvé de sûr mais il est évident qu'il a pu participer d'une façon ou d'une autre, à la fourniture ou au transport de viande vers les camps de soldats des Blancs-Sablons.

 

Les années conquétoises

 

L'Etat-Civil du Conquet nous permet de retrouver la trace de Jean Causeur, à travers un acte de 1731 :

 

« Ce jour, trente et unième janvier 1731, après les bannies canoniquement faites aux prônes des grand-messes de l'église tréviale de Lochrist-Plougonvelin, sans opposition quelconque, par trois dimanches consécutifs, savoir les second, troisième et quatrième dimanche de janvier même année que dessus, et les fiançailles faites en conséquence, Jacques Labbé dit La Joye, veuf de Jeanne Marzin, journalier, d'une part et Marie-Jeanne Causeur, fille de Jean Causeur et de Louise Alscouët, fournier, les deux parties du bourg du Conquet d'autre part, ont contracté le sacrement de mariage, par parole de présent, devant moi, soussigné recteur de Plougonvelin et de Lochrist, en présence de Jean Causeur, père de la mariée, de Jean Causeur, frère, de Jean Inizan, cabaretier de Plougonvelin, de Jean Mazé, boucher du Conquet, de René Alcouêt, sonneur de cloches, cousin germain de la mariée, de André Salaun, bienveillant et ami. Les nouveaux mariés ont déclaré ne savoir signer. Ont signé, Jean Inizan, René Alscouët, Jean Mazé et Le Barzic recteur de Plougonvelin »

 

Voilà donc établis au Conquet, Jean Causeur, sa femme et au moins deux de leurs enfants. Jean Causeur est fournier, c'est-à-dire qu'il entretient le four où les villageois viennent faire cuire leur pain, moyennant finances.

 

Anecdote concernant Françoise Causeur, fille de Jean Causeur et Louise Halscoët. Le 31 mars 1734, devant les notaires royaux, Françoise Causeur, épouse de François Penvern, contre Jean Page et Catherine Le Millour, sa mère défunte. Guillaume Floc'h, greffier et interprète breton. Il apparaît que Jean Page et Françoise Causeur se sont disputés et que « Jean Page a frappé la dite Causeur à coups de poings et de genoux », cela s'est passé à Kermergant. « Le dit Page est décrété de prise de corps pour être constitué prisonnier aux prisons de Pontaniou, côté Brest ».

 

Jean Causeur (fils) a de son côté épousé une demoiselle Anne Bourc'his sans doute en 1731.

Le couple va avoir huit enfants :

-Marie-Jeanne, née en 1732, Jean Causeur, aïeul est son parrain

-Marie-Louise, née en 1733

-Marie-Anne, née en 1734, décédée en 1743

-Hervé, né en 1735, décédé en 1740

-Jean-René, né en 1739, décédé en 1746

-Jean-François, né et mort en 1741

-Anonyme, né et mort en 1743

-Marc-Michel, né le 29 septembre 1744 et mort la même année.

Les actes de naissance des enfants nous indiquent que Jean Causeur fils est aussi fournier.

 

Louise Halscouët meurt en 1740, son acte de décès nous révèle l'emplacement du four à pain. «L'an mil sept cent quarante, le 12 avril, mourut Louise Hascouet, épouse de Jean

Causeur de Kerdacon, âgée d'environ soixante-dix ans, dont le corps a été le lendemain

inhumé dans cette église (de Lochrist) en présence du dit Causeur.  Signé :  Guillaume Carquet, prêtre, recteur de Plougonvelin. (En fait la défunte a 76 ans)


:
                                                       +
                                     Actuelle rue de Verdun
La maison à four est marquée d'une croix X, cadastre de 1841.
 

 

Le lieu-dit Kerdacon est bien identifié au Conquet, le cadastre de 1841 nous précise la localisation du four, au bout du « Streat an ty fourn »  = chemin de la maison du four (actuelle rue P. Corneille).

Jean Causeur fils meurt en 1744, âgé d'environ 39 ans. Anne Bourc'his se retrouve veuve avec trois enfants et enceinte de Marc Michel. Elle se remarie bientôt avec un nommé Guillaume Guével qui est dit tantôt ménager, tantôt fournier au Conquet et elle continue à mettre au monde des enfants, Jean-Marie Guével en 1748, un autre en 1750 dont Marie-Jeanne Causeur qui a alors 18 ans, est la marraine...

 

Il faut régler entre femme et enfants la successions de Jean Causeur fils.

13 janvier   1746, inventaire fait chez défunt Jean Causeur époux de Anne le Bourchis ( La

deuxième année après sa mort !)

Une vieille table carrée, 10 sols

Une vieille couchette garnie de couette et un traversier de balle, 4 livres

Une armoire à deux battants en bois de chêne, 18 livres

Un vieux lit garni d'une couette, deux linceuls (draps de lits), et traversier de balle, 9 livres

Une petite armoire aussi à deux battants en bois de poirier, 6 livres

Un coffre de bois fermant à clé, 1 livre

Un lit, une couette, traversier, deux linceuls, une berne et une vieille couverture de laine, 12

livres

Un petit vieux coffre, 5 sols

Un fusil, 6 livres

Deux bouteilles de gros verre, 12 sols

Un baril, une cassette, 9 sols

Une vieille table, 10 sols

Les hardes du défunt :

Huit chemises, toile de rapanon, 8 livres

Un vieux justaucorps et deux culottes de différents draps, 12 livres

Une vieille paire de bas de laine, 12 sols

Un vieux chapeau, 5 sols

Les hardes (vêtements) de la dame : Quatre chemises de toile, 3 livres 29 coëffes de toile, 7 livres 5 sols

Un mouchoir à col, 3 sols

Un justaucorps et un tablier, 10 livres 6 sols

Huit draps de toile, 8 livres

Cent poignées de lin, 3 livres

Un petit coffre et un panier

Une vieille armoire dans la cuisine en bois d'ormeau 15 sols

Un tablier de crin, 5 sols

Quatre écuelles et 3 cuillères, 7 sols

Deux nappes, 8 sols

1 trépied, 10 sols

Deux pots de fer, 6 livres

Deux vaches à lait, 48 livres

Un cochon de cette année, 10 livres

Tous les fours et genêts à four, 50 livres

La veuve a payé la capitation de 1742 au marguillier de Lochrist : 28 livres, et a réglé les frais « funéraux » 9 livres

 

Totaux : 211 livres

 

Une longue fin de vie à Plougonvelin

 

Marie-Jeanne Causeur, (fille de Jean et de Anne Bourc'his) se marie en 1756 avec un marin de Saint-Mathieu, Noël Le Bras.

 

« Ce jour, treizième janvier mil sept cent cinquante six, après les bannies publiées prônalement tant en la paroisse de Notre-Dame de Grâce qu'en la trêve de Lochrist-Plougonvelin par trois dimanches consécutifs sans opposition, savoir le sept, le quatorze, et le vingt-et-un décembre 1755, entre Noël Le Bras, fils d'Yves Le Bras et de Barbe Floc'h, ménagers, le dit Noël, marin de profession de la paroisse du dit Notre-Dame de Grâce d'une part et Marie-Jeanne Causeur, fille mineure des défunts Jean Causeur et Anne Le Bourc'his, en son vivant fournier du Conquet, décrétée de justice par la juridiction royale de Brest en date du septième décembre dite année 1755 ainsi « et la promesse faite en face d'église du futur mariage entre le dit Noël Le Bras et Marie-Jeanne Causeur » signé PL Guilbel, commis. Je soussigné recteur certifie qu'après avoir reçu leur mutuel consentement parole de présent, leur avoir donné la bénédiction nuptiale selon les rites et cérémonies de notre mère la Sainte Eglise, en présence d'Yves Le Bars, père du nouveau marié, de Jean Causeur, grand-père de la nouvelle mariée, de Guillaume Prigent, oncle allié, de Guillaume Guével, parâtre. Signatures : Yves Le Bras, Noël Le Bras, Marie-Jeanne Causeur, Jean Causeur, Jean-François Mazé, Yves du Bosq, Anne-Françoise Pohon.

  Signé : Guillaume Carquet, recteur de Plougonvelin.

 

Au couple Noël Le Bras, Marie-Jeanne Causeur, naît le dix décembre 1756, un fils Yves qui a pour parrain son grand-père Yves Le Bras et pour marraine Marie Causeur, tante de la mère, donc fille de Jean Causeur et de Louise Alscouet. Un second fils naîtra en 1759, pour décéder deux ans plus tard.

 

Concernant un partage : 4 mars 1757, partage de division en deux lots égaux des biens de Marie Lestideau, veuve de Charles Bourhis, par Le Gléau, commis du greffe, demeurant rue Poncelin au Conquet. Héritiers : les petites filles Marie-Yvonne Le Guével et Michelle Bourhis d'une part et Marie-Jeanne Causeur, épouse de Noël Le Bars, absent en mer, demeurant La Villeneuve, paroisse de Notre-Dame des Grâces. Marie Lestideau habite en une maison de la rue Saint-Christophe au Conquet. Marie-Jeanne Causeur fait abandon de ses droits à Guillaume Guével (son parâtre). La succession consiste en trois fois rien.

 

Marie-Jeanne se retrouve bientôt veuve mais pas longtemps car en 1764, âgée de 32 ans, elle épouse en secondes noces, Philippe Lisop (ou Ysop), originaire de Plouagat, évêché de Tréguier, mais depuis longtemps habitué de la paroisse (de Saint-Mathieu)... en présence de Pierre Aubin, Yves Perrot, servant à Saint-Mathieu, de François Le Bras beau-frère de la mariée et de Noël Le Guerrannic. Le 5 juillet Marie-Jeanne accouche d'une fille qui ne vivra que huit mois, le parrain était François Le Bras, la marraine Marie-Françoise Le Guerrannic.

 

LA NOTORIETE DE JEAN CAUSEUR LE VIEUX

 

L’acte de décès de Causeur, témoin de son grand âge, aurait pu rester ignoré ou être considéré comme fantaisiste si le personnage n'avait été visité quelques années avant sa mort, par l'Officier de Marine Thévenard, futur Amiral.

Celui-ci écrivit  dans ses « Mémoires » (publiées en l'AN VIII) :

 

"En examinant ce vieillard, je connus qu'il avait conservé l'ouïe, le goût, et l'odorat assez bons ; le toucher était encore sensible ... II avait perdu la vue depuis deux ans et ne marchait qu'à l'aide d'une béquille et de l'épaule d'un de ses petits-enfants, déjà avancé en âge. Il avait plus de che­veux que d'autres vieillards n'en ont à 70 ans et de couleur peu blanche, de consistance peu atténuée puisqu'ils étaient encore crêpés ; ses lèvres et ses joues teintes d'un léger vermillon semblaient démentir cet âge étonnant ... Il prenait constamment du tabac en poudre,  preuve que cet usage n'avait pas alté­ré sa santé ni la longueur de ses jours. Il n'avait point d'absence d'esprit dans les réponses aux questions que je lui fit faire par l'une de ses arrières- petites-filles (Thévenard ne doit pas parler Breton). Il dit, entre autres, que Dieu dans le livre des Hommes avait tourné le feuillet et l'oubliait sur terre...Ce vieillard assis sur le foyer répondait à toutes mes questions s'oc­cupant néanmoins du seul exercice qu'il faisait depuis la dernière année : ce­lui de recommencer son chapelet après l'avoir terminé..."

 

Cette même année 1771, Caffieri, sculpteur de la Marine, auteur des décorations des vaisseaux du Roi : l'Illustre, l'Actif, le Diadème ... vient, sollicité par Thévenard, à Saint-Mathieu faire le portrait du désormais célèbre centenaire. Tableau qui par­vint à Louis XV par l'intermédiaire du ministre de la Marine, accompagné de la dédicace :

 

"Français ! que, pour notre bonheur

La très inexorable Parque

Accorde les jours de Causeur

A notre bien-aimé Monarque ! "

 

Le Roi, dit-on, fit accrocher le portrait auprès de son lit et décéda la même année que Causeur, ce qui n'était sans doute pas le but recherché par le courtisan au­teur du cadeau...

 


(Tableau de Caffieri, source Internet)

Thévenard avait écrit par ailleurs que Jean Causeur avait fait sa communion avec Dom Michel Le Nobletz, soit avant la mort de ce dernier en 1652.








Cadre ci-contre : fusain 60 x 50, portant la dédicace : Jean Causeur, ouvrier perceur à l'arsenal de Brest, âgé de 139 ans, né à Lanfeust en Ploumoguer et mort à Plougonvelin le 10 juillet 1775.
Collection personnelle, le cadre provient de chez ma grand-mère. JPC 





Cette notoriété valut cependant à Causeur, sur le rapport de monsieur de Robien, Pro­cureur Général, Syndic des Etats de Bretagne , une pension de 300 livres. Dans la délibération  prise à Rennes le 30 décembre 1772  on lui donne déjà plus "de cent trente et un ans"...

Les calculs fantaisistes quant à son âge, s'amplifieront après sa mort et en 1830 dans une notice sur le Léon, Brousmische lui accordera 140 ans. L'acte de baptême n'ayant jamais été trouvé, l'imagination de certains chercheurs a fait le reste...



Jean Causeur « le vieux » décède donc en 1774
, l'acte porte « en présence de ses enfants », effectivement deux de ses filles vivent encore au Conquet, Marie et Françoise. La première s'éteindra, sœur du Tiers-Ordre, fille des feux Jean Causeur et Marie-Louise Alscoët, du village de Penzer « âgée de 82 ans, le 30 décembre 1785, et fut inhumée le lendemain dans le cimetière de Lochrist, le soussigné recteur faisant les cérémonies en présence de Françoise Causeur la sœur, de Philippe Ysop et de Marie-Jeanne Causeur, ses neveux et nièces ». Signé Kermergant, recteur de Plougonvelin. Françoise disparaîtra en 1789, le 16 janvier, veuve de Guillaume Prigent du village de Penzer, en présence de Marie-Jeanne Causeur, Philippe Lisop et de Marie-Jeanne Lisop.

 

Marie-Jeanne Causeur qui nous a un peu servi de fil conducteur meurt à son tour en 1793. Ce jour, seize frimaire l'an V de la République Une et Indivisible, à 11 h du matin, par devant moi Yves Le Bars, adjoint municipal de la commune et canton du Conquet sont comparus les citoyens Philippe Ysop, cultivateur âgé de 65 ans et... lesquels m'ont déclaré que Marie-Jeanne Causeur épouse du dit Philippe Ysop, âgé de 61 ans est morte.... Son mari lui survit plusieurs années puisqu'il décède le 20 thermidor an XIII, exerçant à Saint-Mathieu la profession de jardinier, déclaration faite par Jean Alcoët, proche parent.

 

Concernant l’âge réel du personnage, en reprenant les actes d’état-civil décrits dans ce document, j’arrive à une estimation à 112 ans. En l’absence de l’acte  concernant son baptême, les choses vont rester en l’état …

 


Petite litho, de Th Bernard, graveur dessinateur datée de 1884.
Le temps se fatigua sur ce vieux bas-breton, sa faux qui détruit tout s'ébrécha sur son front.
Collection personnelle. JPC 



J’ai évoqué dans un autre dossier mon ascendance « Causeur », mais il ne s’agit pas de cette branche là, bien que localisée aussi dans les années 1600 à Ploumoguer, sauf à peut-être remonter au-delà des parents de Jean Causeur.

Donc toute ressemblance serait purement fortuite! JPC

                                                                                                                     

 

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