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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 18:42

DE LA FIN DU XIXe SIECLE A AUJOURD'HUI..

 

CULTIVATEURS ET GOEMONIERS :

L'île a une population sédentaire, deux ou trois fermes occupées par un fermier, sa famille ses domestiques et une population saisonnière qui, venue du Nord Finistère (Plouguerneau, Landeda...) arrive après les "Gras" et repart fin septembre ou  début octobre. Les saisonniers se logent dans des cahutes rudimentaires, murs de pierres sèches et toits de bois d'épave et  mottes de terre. Domestiques de ferme et saisonniers vont chaque jour en mer arracher du fond à l'aide de faucilles à longs manches les algues qui, séchées puis brûlées deviendront la matière première : "le pain de soude" d'où les usiniers extrairont l'iode et divers autres produits chimiques. La demande des usiniers  à la fin du XIXe et au XXe est suffisamment forte pour que la population goémonière à Beniguet dépasse la centaine d'individus (hommes, femmes, enfants).

A l'automne, les travaux agricoles, l'élevage et le chargement des gabares en galets des grèves occupent les sédentaires.

 

L’épidémie de choléra touche de 1893 touche aussi Béniguet.

 

Jusqu'en 1900, Beniguet dépend de la commune de Ploumoguer, depuis elle est  rattachée à celle du Conquet.

    

    1906:  POPULATION SEDENTAIRE DE BENIGUET...

                     CINQ FERMES.. 62 RESIDENTS:

Ferme Salou :     Jean Salou, sa femme, 7 enfants et 4 domestiques

Ferme Quellec : Louise Quellec, 1 enfant, 1 nièce et 10 domestiques

Ferme Salou :    Guillaume Salou, sa femme et 1 enfant

Ferme Menguy : Pierre Menguy, sa femme, 3 parents Copy et 12 domestiques

Ferme Quéré :    Joachim Quéré, sa femme et 14 domestiques

 

En 1947, deux fermes, celle des Pors et celle des Simier, totalisent encore 13 personnes mais on approche de la fin, les usines d'iode en survie depuis la Libération vont fermer les unes après les autres. Le 10 mars 1954 "Le Télégramme de Brest" annonce : « le dernier habitant de Béniguet vient de regagner la terre ferme, le Conseil Supérieur de la Chasse a acheté l'île pour 4 millions de francs à sa propriétaire Mme de Brun du Bois - Noir, demeurant à Fez (Maroc) ».

 

BENIGUET CHAMP DE TIR?

1965, l'île inhabitée attire les convoitises de la Marine Nationale qui souhaite en faire un champ d’exercice de tir, pour son aviation embarquée. Seule une vive réaction de la population conquétoise et surtout des marins-pêcheurs (85 hommes pour 34 bateaux), des élus et des estivants, réussira après de longs mois de manifestations, délégations, pétitions à faire avorter le projet des militaires.

 
Deux images significatives, d'une "manif" à Brest, photos Louis Jestin (correspondant Télégramme)

1968-1972, l'île est prise en ferme par Samuel Pengam, originaire de Plouguerneau, qui s’y installe avec sa famille, remet les terres en culture et à la saison récolte les laminaires.

 

BENIGUET AUJOURD’HUI

L’île, classée en réserve,  est propriété de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, l’accès y est réglementé.

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  • : Sujet : histoire locale du Conquet et histoire maritime d'un point de vue plus général. Mise en ligne de mes dossiers constitués à partir de recherches dans toutes sortes de documents et d'archives depuis 1970. Je demande seulement qu'en cas d'utilisation de tout ou partie d'un dossier, la source en soit citée, et que pour une utilisation commerciale j'en sois informé. JPC
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