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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 14:59

LOUIS PHILIPPE – 2e  REPUBLIQUE -

NAPOLEON III

 

Municipalité

LE GUERRANNIC JEAN MARIE (fils)

1843-1859

 

Jean Marie Le Guerrannic (fils), devient maire par arrêté prefectoral du 2 décembre 1843. Né au Conquet en 1802, il épouse en 1826 Jeannie Provost, fille de bourgeois, qui lui donne plusieurs enfants : Amelina, Prosper, Alphonsine, Ernest. Comme son père il est marchand de vins en gros, négociant et armateur, possédant plusieurs bateaux armés au cabotage. Le Guerrannic (fils), conserve la mairie jusqu’en 1859 ce qui le contraint à prêter serment à trois régimes différents, au roi Louis Philippe d’abord, puis le 6 mars 1848 à la République : «  Citoyens, la monarchie vient de succomber et le gouvernement républicain lui a succédé, saluons avec orgueil l’étendard de la liberté, vive la République, vive l’ordre et la liberté ! » et enfin au prince-président Louis Napoléon Bonaparte qui deviendra par le plébiscite de novembre 1852 l’empereur Napoléon III. Sans être semble-t-il le moins du monde troublé, notre homme s’affirme donc tour à tour royaliste convaincu, républicain sincère et bonapartiste enthousiaste. Le 9 octobre 1852 il exhortait ainsi le futur empereur : « Monseigneur, nous sommes heureux de joindre nos voix aux acclamations unanimes de la France et d’adresser à votre Altesse Impériale le juste tribut de notre reconnaissance pour les bienfaits que vous doit le pays dans lequel vous avez ramené la paix et la tranquillité… Consolidez votre œuvre providentielle en acceptant l’Empire auquel vous convie la volonté nationale ; nos cœurs forment le même vœu ».

Notes :

-1848, 6 juillet, service (messe) en mémoire des citoyens morts à Paris pour la défense des libertés.

Il serait à désirer, citoyen sous-commissaire que la garde nationale soit pourvue d’au moins 50 fusils.

-29 juillet 48 : demande au citoyen commandant la garde nationale,  qu’elle soit en place pour maintenir l’ordre pendant les opérations électorales place aux Lards, le 30 juillet à 9 heures du matin.

-19 novembre 1848, promulgation de la Constitution, Te Deum

 

A noter pendant ses seize ans de mandats successifs :

-l’installation en janvier 1845 des trois premiers réverbères de la commune (des Luchaires commandés à Paris pour une facture de 1 273,50 francs.

La colonne du dernier lampadaire était toujours en place il y a quelques années, elle servait aux pêcheurs à étirer les cordages servant aux filières de casiers. Elle serait à l'abri dans un local communal.

-édification d’une borne-fontaine avec pompe sur le puits insalubre de la place du Marché en 1848 (plan de Jean Corvez, entrepreneur du phare de Kermorvan). « La pompe » que l’on peut voir sur de nombreuses cartes postales anciennes a été démontée sur ordre des Allemands en 1940, elle gênait le passage des véhicules militaires. Récupérée par la municipalité, elle attend d’être remontée en un lieu encore à définir (2008).

-Implantation de l’église neuve en ville après une longue crise municipale 1850-1855.  Pour les élus « de la ville », l’église devait être au centre de la population agglomérée, pour les élus « de la campagne », l’église devait être restaurée ou rebâtie là où elle avait toujours été, c’est-à-dire au bourg de Lochrist. Finalement à une courte majorité, le vote a été favorable à une implantation en ville, François Tissier a acheté à Le Guerrannic un terrain, qu’il a offert gracieusement à la municipalité,  la première pierre de l’église à pu être posée le 26 janvier 1856. C’est en grande pompe que la consécration en a été faite par l’évêque de Quimper et de Léon le 20 avril 1858, jour de la translation dans le nouvel édifice des restes de Dom Michel Le Nobletz.

-Démolition de la chapelle Saint-Christophe

-Travaux de la route départementale n°4 reliant Le Conquet à Brest  par Recouvrance, on les rapporte arrêtés au deuxième semestre 1848.

-C’est aussi à cette époque 1846-49 qu’a été édifié le phare de Kermorvan alors sur la commune de Ploumoguer et que plusieurs forts et redoutes ont été construits aux Blancs-Sablons, à l’Ilet, à Kermorvan et à Saint-Mathieu,  augmentant la population du Conquet de nombreux ouvriers attachés à la construction de ces ouvrages. Fin 1852, les travaux militaires sont terminés, la commune s’est vidée de sa population temporaire.

 

Population en 1851 : 1 370 habitants dont 22 militaires et marins et 43 mendiants. Le nombre des gens de mer au Conquet est alors très faible, c’est pourquoi les « Paimpolais » qui explorent discrètement à partir de 1849 les fonds de pêche aux crustacés autour du Conquet n’auront, quelques années plus tard, aucun mal à s’implanter dans un port sans pêcheurs.

 

Juin et juillet 1859, deux Te Deum pour les victoires de Magenta et Solferino

Sire, pénétrés d’un profond sentiment d’admiration pour les pages glorieuses que l’Armée Française sous l’habile commandement de Votre Majesté vient d’ajouter à sa courte mais décisive campagne d’Italie. Pénétrés aussi d’une vive reconnaissance pour cette paix si opportune que Votre Majesté a offerte avec une loyauté chevaleresque qui n’appartient qu’à un grand monarque, le Conseil Municipal de la commune du Conquet, monsieur le Juge de Paix du canton de Saint-Renan et monsieur l’instituteur du Conquet prennent la liberté de déposer aux pieds de votre auguste personne l’hommage de leur inaltérable dévouement à Sa Majesté Napoléon III et à sa dynastie bien-aimée.

                                             Vive l’Empereur

 

Signature de Podeur, maire par intérim, Le Vessel juge de paix et Balay instituteur.

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